La guerre entre les nouvelles technologies et les anciennes inventions fait plusieurs victimes. De plus en plus d’appareils électroniques, d’habitudes de consommation (informations, alimentations, vêtement) sont délaissés au profit de nouvelles choses. Mais quel est le sort de la radio ? Créé suite à de nombreuses séries d’invention, ce canal d’information a-t-il des jours radieux devant lui ou va-t-il disparaitre très bientôt ?

Tout change…

Contrairement à ce que nous pouvons croire, la radio reste l’un des médias traditionnels qui se portent bien à l’ère du numérique. Cependant, les habitudes des auditeurs ont changé. Ce changement radical devrait inciter les promoteurs de radio à effectuer quelques modifications des fonctions de cet outil d’information.

Au début, la radio était utilisée pour s’informer en temps réel et dans un territoire donné. En l’utilisant, les auditeurs avaient plus l’impression de participer à la vie communautaire. Mais l’introduction des radios dans les véhicules a apporté un grand changement. On peut désormais écouter la radio où nous voulons, mais toujours avec quelques contraintes.

Par exemple, grâce à l’antenne internet, les diffuseurs peuvent atteindre tous leurs auditeurs, partout dans les quatre coins du globe. Toutefois, la mise en ligne de segment d’émission reste un problème majeur. L’expérience client se vit mal, quand il faut écouter la radio figée dans un bureau. Cette situation se conjugue progressivement au passé avec l’adoption du podcasting et des enregistreurs sur disque (ENP).

Qu’en est-il de la radio satellite ?

À l’opposé des premières radios qui utilisent des émetteurs et des antennes ; la radio satellite fait usage des satellites simples. Mais cette avancée ne serait probablement pas très bénéfique pour la radio, vu qu’elle serait payante. Or, on sait qu’aujourd’hui, l’accès à l’information est de plus en plus démocratisé. Il faudrait un vrai travail de marketing pour leur réussite.

Les nouvelles préoccupations

Certes, l’extension de la couverture des radios est bonne, mais elle crée d’autres problèmes relatifs aux notions de territorialité du droit. Si nous supposons deux territoires X et Y, les auditeurs du territoire X peuvent écouter les émissions radio du territoire Y. Mais qu’en serait-il si un des journalistes du territoire X critiquait les agissements d’un dirigeant du territoire Y ?

 Face à ces questions, les nations devraient penser à rééditer les lois qui régissent une telle situation, dans un contexte où la notion du territoire évolue. Outre ce problème, on peut aussi noter des défis relatifs aux droits d’auteurs, à l’éthique, au respect des lois journalistiques…

Les nouvelles technologies, suffisent-elles pour garantir un avenir prometteur à la radio ?

Il est vrai que l’évolution de la baladodiffusion reste un atout inestimable pour la radio. Toutefois, il reste à faire. Ces différentes technologies n’améliorent que l’accès à la radio. Un vrai changement pour garantir l’avenir de la radio, serait de délaisser le système traditionnel du one-to-many pour adopter le many-to-many.

Il faut que les radios repensent profondément leur objectif qui est de faciliter l’accès à l’information. C’est un but noble, mais il faudrait penser à renforcer les échanges avec les interlocuteurs. Nous remarquons déjà que certaines radios permettent aux auditeurs d’intervenir directement par appel téléphonique, ou en laissant des messages sur les différentes pages (Facebook, Instagram, blog…).

Ces changements sont-ils importants ?

Il n’est pas évident de vite percevoir l’importance de ces changements. En effet, la nouvelle génération constitue une excellente clientèle. Elle connaitrait les plus grandes prouesses du numérique. Les gens voudront de plus en plus avoir de bonnes informations quotidiennement. Et la facilité à accéder aux radios sur les téléphones portables fait d’elle une source d’informations très prisées. Cette nouvelle génération voudrait plus de flexibilité dans le choix des informations à suivre qu’il s’agisse du contenu que de l’origine.

Aussi, faut-il nécessairement que les médias regagnent la confiance des consommateurs qui ne cessent de baisser. De plus, l’accès à la majeure partie des radios ne nécessite aucun abonnement. Qui n’aime pas faire des économies ?